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Dossier cad.magazine, "
Du CAD/CAM au KAD/KAM",
n°126 - juin-juillet 2005
Les systèmes de CFAO classiques ont atteint depuis longtemps leur objectif
premier de représentation 3D interactive des couples produits / procédés de fabrication
industriels. Dès lors, une nouvelle génération d'outils d'ingénierie a pu voir le jour,
dont l'ambition n'était plus la simple représentation, mais la génération automatique - ou
tout du moins assistée - de modèles 3D optimisés et conformes aux règles métier de l'entreprise.
Etat des lieux d'un concept ambitieux.
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Patrick SERRAFERO,
"Vers
la mesure de la quantité de connaissance
et de compétence industrielle: le modèle
KnoVA.", Colloque CGCCI 2002
Parce que la connaissance humaine est supposée vivante et granulaire,
ce papier introduit - à l'aide de concepts issus de la systémique,
de la génétique et de la mécanique quantique - une proposition théorique
pour la mesure de la quantité de connaissance et de compétence industrielle.
Ce nouveau modèle de « Gestion des Connaissances » - au sens économique,
managérial et opérationnel du terme - est dénommé "théorie bio-quantique
KnoVA du cogniton". Les éléments innovants de cette proposition concernent
notamment, dans le cadre d'une analogie matière / anti-matière, le quantum
de connaissance - dénommé "cogniton" -, le cycle de vie du cogniton à 6 états
bio-quantiques - modélisé à l'aide d'un macroscope de "collectivisation sémantique"
- ainsi que la masse cognitive du cogniton exprimée en kit (Knowledge digIT :
nouvelle unité de mesure de la connaissance). La taxinomie génésique KnoVA
des différents types de cognitons est présentée ainsi que les 4 axiomes
fondateurs de la théorie quantifiant respectivement - avec leurs
unités associées - la connaissance, la certitude, la compétence et
l'intelligence engagées lors de la mise en exploitation industrielle
des compétences d'un domaine métier donné.
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Julien BRISARD,
Jérémy ROY, Patrick SERRAFERO,
"De
la représentation duelle à la représentation
duale du couple "connaissances/compétence"
: pour un langage commun et une vision partagée
de l'action industrielle", Colloque CGCCI
2002
Cette
proposition s’efforce de mettre en évidence
la tendance récente dans les sciences
de gestion et dans le génie industriel
à (re)considérer le couple connaissances/compétence
sous l’angle dynamique de la co-construction.
En effet, si encore récemment, ces deux
formes de ressources cognitives étaient
appréhendées sous un angle dichotomique
(l’une permettant ou aboutissant à
l’autre ou l’une n’étant
qu’une partie de l’autre), il en
va autrement aujourd’hui avec le développement
des TIC (qui permettent notamment d’améliorer
la prise en compte dynamique de la médiation
par le langage et l’image à l’aide
des hypertextes) et l’affirmation d’une
pensée plus systémique voire «réticulaire
et fractale » (où le paradigme
du réseau et du graphe tend à
supplanter les autres formes de représentation
des organisations et de leurs activités,
notamment à l’aide de représentations
innovantes de type «extremtextes »).
Deux explications peuvent éclairer cette
tendance. La première est la place de
choix accordée à l’individu
et à son activité dans l’organisation
collective et la seconde est l’usage complémentaire
du langage et de l’image dans l’élaboration
d’outils et de méthodologies. Notre
intervention s’articule donc en deux temps
: la première partie est consacrée
à l’analyse théorique et
diachronique du couple compétences/connaissances
dans le contexte de l’activité
industrielle (de l’approche duelle à
l’approche duale selon l’acception
de Giddens). La seconde, quant à elle,
s’efforce de positionner les principales
approches et outils de capitalisation des connaissances/compétences
les unes par rapport aux autres afin de souligner
les incidences pragmatiques de cette évolution
(prise en compte de l’aspect dual de la
relation par l’usage du langage et de
l’image) et la nécessité
d’introduire le concept nouveau d’
« extremtexte ». Enfin, la conclusion
se propose de promouvoir des représentations
duales, fractales et systémiques de l’action
industrielle à l’aide d’«
extremtextes » dans le cadre d’une
vision duale du couple connaissances/compétences,
support de l’action industrielle.
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Patrick SERRAFERO,
"Cycle
de vie, maturité et dynamique de la connaissance
: des informations aux cognitons de l'Entreprise
Apprenante", revue Ensam 2002
A
l’heure où les techniques et méthodes
du « Knowledge Management » se déploient
dans les grandes organisations industrielles
performantes, ce papier introduit un certain
nombre de concepts permettant de comprendre
des notions difficiles ou confuses telles que
le cycle de vie, le niveau de maturité
et la dynamique des connaissances d’une
organisation. Les concepts de donnée,
connaissance et information, souvent confondus,
sont clarifiés. Le concept de cogniton
et sa table Knova de classification sont présentés
ainsi que l’outil opérationnel
Cygma, dénommé Bréviaire
de Connaissance, pour la classification statique
des cognitons d’une compétence
métier donnée. Enfin, le macroscope
Ecri de la connaissance, véritable outil
de maîtrise de la complexité cognitive,
est introduit. Il sert de cadre de présentation
aux aspects dynamiques de la connaissance tels
que le cycle de vie Knova du cogniton en 10
étapes et les 7 niveaux de maturité
des organisations en « Knowledge Management
».
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Patrick SERRAFERO,
"'Ductcess
Design' ou la conception simultanée de
couples Produit/Procédé congruents",
1998
L'ingénierie
simultanée est une (r)évolution
organisationnelle et culturelle en marche dans
les bureaux d'études et les bureaux d'industrialisation
des entreprises industrielles. Le décloisonnement
des équipes techniques, l'interpénétration
des cultures technologiques et l'intégration
des fonctions conception/fabrication sont à
l'ordre du jour.
Malheureusement, les concepts méthodologiques
et les modèles de fonctionnement des
acteurs de l'ingénierie simultanée
suivent
difficilement.
Une vision commune des nouveaux modes d'organisation,
des enjeux industriels et des objets à
concevoir reste à définir. De
nouveaux concepts et une terminologie adaptée
sont à inventer.
Cet article présente une vision d'un
industriel du service aux industries manufacturières
sur le thème de l'ingénierie simultanée
et introduit le concept de "Ductcess Design"
ou "Conception simultanée de couples
Produit/Procédé congruents".
La "congruence" des produits industriels
est présentée et est définie
comme la super-compétitivité des
produits du siècle prochain.
Le concept de "ductcess" est introduit
et est défini comme "couple produit/procédé".
Il doit devenir l'objet de tous les soins des
activités de conception des bureaux d'ingénierie
simultanée. La correcte compréhension
de sa nature abstraite est probablement le prix
à payer pour une mise en oeuvre réussie
de l'ingénierie simultanée.
Huit ressources capitales des entreprises, pour
certaines supports incontournables à
l'ingénierie simultanée, sont
identifiées.
Enfin, des éléments de classification
des équipes techniques, fonction de la
nature des activités de conception qui
leur sont confiées, sont présentés.
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Patrick SERRAFERO,
"Knowledge
Aided Design: les démarches de PSA et de
SNECMA / Techspace Aéro", Salon MICAD
1999
Une
nouvelle génération d’outils
d'Ingénierie Numérique, dite cognitive
(ou « Knowledge Aided Design » en
anglais), vient désormais compléter
les générations graphique de la
DAO, géométrique de la CAO et
paramétrique de l’IAO. Alliant
à la fois des connaissances détenues
par l'homme et la machine, ces outils de «
Conception Assurée par les Connaissances
» servent à la fois une finalité
d'assurance qualité des conceptions,
de réduction des cycles de conception
routinière et de simultanéité
des conceptions des couples Produit/Process.
Cet article présente les expériences
de 2 sociétés industrielles européennes
- PSA et SNECMA/TECHSPACE Aéro - en Conception
Assurée par les Connaissances ainsi que
la démarche et les outils mis en oeuvre.
Sans méthodologie structurée de
recueil des connaissances, ces nouveaux outils
cognitifs restent des contenants vides, sans
utilité. Prendre alors conscience du
cycle de vie des connaissances, au sens du macroscope
opérationnel ECRI proposé ici,
prépare le succès dans le déploiement
de ces outils d’assurance qualité
et de productivité des Bureaux d’Etudes
et d’Ingénierie.
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Patrick SERRAFERO,
"Du
CAD/CAM au KAD/KAM ou
de la conception assistée par ordinateur
à
la conception assurée par les connaissances",
Congrès SIA 1997
Les
systèmes de CAO évoluent. Ils
changent progressivement de générations
par augmentation de la sémantique des
objets géométriques modélisés
dans leurs structures de données. De
la représentation graphique 2D des années
70, l'évolution aboutit aujourd'hui aux
modèles paramétriques des années
90 en passant par les modèles géométriques
3D volumiques et surfaciques des années
80. C'est la génération CAD/CAM
(Computer Aided Design / Computer Aided Manufacturing)
purement géométrique.
Cette génération CAD/CAM arrive
au bout de ses capacités de modélisation.
La finalité de représentation
interactive, géométriquement cohérente
et réaliste, de produits industriels
est atteinte.
Aujourd'hui, face aux nouveaux défis
de l'industrie manufacturière, l'enjeu
devient la conception réactive de produits
industriels aux fonctionnalités, résistance,
fabricabilité et montabilité assurées.
Ces enjeux ne peuvent pas être abordés
sans la prise en compte, par l'ordinateur, de
connaissances et de règles de conception
reflétant les savoir-faire et l'expérience
des différents métiers des Bureaux
d'Etudes. Une nouvelle génération
d'outils, centrée non pas sur la modélisation
géométrique (i.e.: le QUOI CONCEVOIR)
mais sur la modélisation des connaissances
de conception (i.e.: le COMMENT CONCEVOIR),
voit le jour.
Cette nouvelle génération CAO,
baptisée KAD/KAM (Knowledge Aided Design
/ Knowledge Aided Manufacturing ou Conception
Assurée par les Connaissances), a pour
finalité, par l'utilisation de connaissances
industrielles ainsi capitalisées et modélisées,
la génération automatique de modèles
3D de couples produit/procédé
technologiquement cohérents et optimisés,
automatiquement mis en plans.
Ce papier propose une présentation de
cette génération KAD/KAM émergente
où l'activité de conception sera
assurée et certifiée, non pas
par l'ordinateur, mais par des connaissances
métier partagées entre l'homme
et la machine. La traçabilité
des décisions de conception et des raisonnements
technologiques sera garantie. Diverses solutions
possibles de conception seront explorées
et partiellement ou totalement générées
automatiquement. Les savoir-faire de conception
seront partagés et enrichis.
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| Dernière
révision : 05/10/2005 |
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